Vulcain

Vulcain, Vulcanus en latin, est le dieu romain du feu, de la forge, des volcans, des métaux et le patron des forgerons. Fils de Jupiter et de Junon, il est l’époux de Vénus. Il réside sous l’Etna où il forge les traits de foudre pour son père.

Ce dieu, si laid, si difforme, est de tous les habitants de l'Olympe le plus laborieux, et en même temps le plus industrieux.
Ce dieu, si laid, si difforme, est de tous les habitants de l’Olympe le plus laborieux, et en même temps le plus industrieux.

Vulcain a pour parents Junon et Jupiter. Il naît difforme et, honteuse d’avoir mis au monde un fils pareil, la déesse le lança de l’Olympe, afin que personne ne le vît. Cependant, il tomba dans la mer, si bien qu’il ne se fit point de mal, et il fut recueilli par les belles Thétis et Eurynomé, filles d’Océan. Pendant neuf années, entouré de leurs soins, il demeura dans une grotte profonde, et il montra un grand talent à leur fabriquer des boucles, des agrafes, des colliers, des bagues, des bracelets sur sa forge. La mer le cachait sous ses flots, si bien qu’aucun des dieux ni des hommes ne connaissait le lieu de sa retraite, sauf les deux divinités qui le protégeaient.

Un jour, Junon se promenait sur Terre, et elle rencontra les deux nourrices de Vulcain. Les voyant parées des plus merveilleux bijoux, elle leur demanda d’où ils venaient. On lui répondit que c’était l’enfant qu’elles avaient recueilli qui les fabriqua. Junon alla le voir, et, reconnaissant la difformité qui l’avait dégoûtée à sa naissance, se fit tout sucre et miel avec son fils afin d’obtenir des bijoux encore plus beaux que ceux qu’elle avait déjà vus dans la forge. Vulcain, conservant au fond de son cœur du ressentiment contre sa mère, à cause de cette injure, fit une chaise d’or . Junon admire un siège si précieux et, n’ayant aucune méfiance, veut s’y asseoir. Aussitôt, elle est prise comme dans un trébuchet et seul Vulcain a le pouvoir de la délivrer.

Il a d’abord été l’époux d’Aglaé, l’une des trois Charites, puis de Vénus. Mais dans l’Iliade, sa compagne est la déesse Charis ou la Grâce personnifiée, et à Rome, sa parèdre traditionnelle était l’antique déesse Maia, considérée comme une déesse de la Croissance, et plus tard confondue avec la Pléiade du même nom. On lui prête de nombreux enfants, presque tous bâtards : les Cabires par la nymphe Cabeirô (Strabon, Géographie, X), les dieux Paliques par la nymphe Etna, divinité du volcan sicilien éponyme (scholies diverses), et aussi Erichthonios, un autochtone regardé comme un être mi-homme, mi-serpent et rangé parmi les héros fondateurs d’Athènes. Nonnos fait du dieu de l’Amour, Éros ou Cupidon, le fils adultérin de Vulcain et de Vénus (Dionysiaques).

Vulcain a pour symbole un marteau et pour attribut une fête consacrée le 23 août.

Un jour, il apprend que son épouse, Vénus, le trompait avec Mars. Le mari trompé tisse un filet métallique invisible et les y enferme pendant leur sommeil. À leur réveil, tous les dieux de l’Olympe purent rire des deux amants pris au piège. Mais les dieux de l’Olympe se moquèrent aussi de Vulcain, le mari trompé.

Vulcain est le dieu du feu, des métaux et de toutes les matières qui brûlent, des volcans (en particulier sous-marins) et des forgerons. Les armes prises à l’ennemi lui étaient consacrées.

Il a pour domaine les volcans. Sa propre forge se trouve dans les îles Lipari, dans une des îles Éoliennes (couverte de rochers, dont le sommet vomit des tourbillons de fumée et de flamme ; c’est du nom de cette île, appelée autrefois Volcanie, aujourd’hui Vulcano, qu’est venu le mot Volcan) ou sous l’Etna, en Sicile. Là, il confectionnait des armes avec l’aide des Cyclopes, notamment les armes d’Énée.

Recommend
  • Facebook
  • Twitter
  • Google Plus
  • LinkedIN
Share
Leave a reply