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Chac

Chac (également orthographié Chaac ou, en maya classique, Chaahk) est le nom du dieu de la pluie des Mayas et des Toltèques. Avec sa hache de foudre, Chaac frappe les nuages et déclenche le tonnerre et la pluie. Chaac est l’équivalent du dieu Tlaloc chez les Aztèques.

Comme d’autres dieux mayas, Chaac est à la fois un et multiple. Quatre Chacs correspondent aux points cardinaux et portent les couleurs de ces directions. Au Yucatan au cours du xvie siècle, le Chaac de l’Est était appelé Chac Xib Chac ‘Chaac homme rouge’, pour les trois autres, seules les couleurs étaient différentes. (blanc pour le Nord, jaune pour le Sud, noir pour l’ouest) 1

Les paysans Mayas Yucatèques de l’époque moderne distinguent beaucoup d’autres caractéristiques de la pluie et des nuages et les personnifient sous la forme de différentes divinités de la pluie, méthodiquement hiérarchisées. Les Mayas Chorti ont conservé dans leur folklore les rituels compliqués des faiseurs de pluie, qui s’adressent aux divinités de la pluie, frappant les serpents porteurs de pluie avec leurs haches.

Chac ou Chaac
Chac ou Chaac

Aux divinités de la pluie correspondaient des homologues chez humains. Dans la tradition de la communauté maya (et méso-américaine), l’une des fonctions les plus importantes était celle du faiseur de pluie, qui supposait une proximité intime avec les divinités de la pluie (et donc, une initiation), ainsi qu’une bonne connaissance de leurs lieux de prédilection et de leurs déplacements. Selon une tradition yucatèque de la période postclassique tardive, Chac Xib Chac (dieu de la pluie de l’est) était le titre d’un roi de Chichén Itzá, et des titres similaires ont également été décernés aux rois de la période classique .

Un peuple apparenté aux Mayas, les Huaxtèques (teenek), avait une conception cyclique de la circulation de l’eau. Les divinités de la foudre jeunes et viriles qui dominaient le ciel pendant la saison des pluies se transformaient en vieillards décrépits, habitant les mondes terrestres et souterrains (‘Grand-père’ Mamlab) pendant la saison sèche ; dans l’océan, les vieillards se ressourçaient à nouveau. Cette conception cyclique pourrait bien avoir été partagée par la civilisation maya de la période classique.

Le dieu de la pluie est le bienfaiteur des cultures. Un mythe bien connu dans lequel les Chaacs (ou les divinités liées à la pluie et aux éclairs) ont un rôle important à jouer pour l’ouverture de la montagne dans laquelle le maïs a été caché. Dans la mythologie des tzotzils, le dieu de pluie est aussi considéré comme le père des femmes nubiles et représenté avec du maïs et des légumes. Dans certaines versions du mythe Q’eqchi du Soleil et de la Lune, la divinité de la pluie Choc (ou Chocl) ‘Nuage’ est le frère du soleil; ensemble, ils ont vaincu leur vieille mère adoptive et son amant. Plus tard, Chocl commet l’adultère avec la femme de son frère et est puni en conséquence; ses larmes de regret sont à l’origine de la pluie. Certaines versions de ce mythe représentent la divinité de la pluie Chac dans sa fureur guerrière, lancé à la poursuite du Soleil et de la Lune, et les attaquant avec ses éclairs.

Chaac est généralement représenté avec un corps humain recouvert d’écailles de reptile ou d’amphibien et avec une tête non-humaine, pourvue de crocs et d’un long nez. Dans le style classique, un coquillage lui sert d’ornement d’oreille. Il porte souvent le bouclier et la hache de foudre, la hache étant personnifiée par une divinité qui lui est étroitement liée, le dieu K, appelé Bolon Dzacab en yucatèque. Le Chaac de la période classique présente parfois des caractéristiques du mexique central (Teotihuacan) qui font de lui le précurseur de Tlaloc.

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